Virginia, voyage au bout de l’étrange

Virginia, voyage au bout de l’étrange

Parler de Virginia, c’est presque obligatoire, et c’est pourtant pas simple.

En préambule un peu facile, je dirai que c’est un jeu qui m’a marqué par ses qualités artistiques. Les graphismes lumineux et simplifiés rappellent ceux de Firewatch, qui m’avait séduit.

Mon problème avec les lieux virtuels : j’ai tout le temps envie d’y aller !

La musique est magnifique et accompagne très bien les différents passages, d’autant plus que l’ambiance sonore est construite à partir de sources restreintes : aucune parole n’est prononcée, ni suggérée dans ce jeu d’enquête ! Donc c’est la musique, et quelques bruitages, bruits de pas, cui-cui des oiseaux, tiroir qui se ferme, réveil-matin…

Histoire sans paroles

Mais ce jeu n’est pas que beau, il est envoûtant. Deux agents du FBI mènent une enquête sur une disparition bizarre, dans une famille bizarre. L’enquête est menée de façon bizarre par des gens bizarres. Et elle est racontée de manière très bizarre.

Mulder, tu peux me dire ce qu’on fiche ici ?

Le parti pris, que l’on retrouve depuis quelques années dans des films et des séries, est de raconter une histoire se déroulant sur plusieurs années en mélangeant les séquences, sans respecter la chronologie. Cela permet de construire peu à peu des perspectives qui se modifient à la lumière de quelques informations ajoutées ou revues différemment. C’est comme un puzzle que l’on commence par plusieurs côtés à la fois, mais les pièces seraient des morceaux de l’histoire… dont certains seraient déformés.

Tempus Fugit (vous l’avez ?)

La subtilité est de naviguer dans une histoire compliquée, mais avec un gameplay minimaliste : se déplacer, regarder et cliquer sur UN élément d’une scène. Tout lire ? Tout examiner ? Essayer des combinaisons d’objets ? Oubliez…

Une simulation de passager : cette situation se répète dans le jeu. Étonnant…

J’ai eu parfois l’impression d’avoir juste le choix de ne rien faire. Ah non,  même pas, des fois ça enchaîne tout seul. Ce ne sont pas des choix réels, on déroule une pelote. Et les informations sont minces : on voit des dossiers qu’on ne peut pas lire, aucun mot n’est entendu, prononcé, c’est un jeu muet. Il faut compter sur les visages des personnages pour interpréter leurs sentiments, sachant qu’il y a un sacré nid de faux-culs…

C’est comme certains films, qui sont construits d’une telle façon qu’il faut renoncer à tout comprendre, ce qui est pourtant une attente naturelle quand on débute une histoire.

Virginia fait partie de ces jeux que l’on démarre en s’attendant à un récit. On en vit un, incomplet, rendu étrange, parsemé d’illusions, de rêves et de références.

Il m’a été possible de trouver des interprétations sur internet, des théories qui m’ont fait apprécier plus le jeu en remplissant quelques vides. ouf mon cerveau est content…

Un des rituels du jeu, le petit déj’.

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