Unity of Command 2

Unity of Command 2

Le Wargame et le PC, c’est une longue histoire qui se perpétue. Sur Dystopeek.fr, nous sommes plusieurs (les meilleurs) à déguster l’assemblage de ces ingrédients qui font fuir ceux que Fortnite et Counter Strike ont amené devant un écran. Le Wargame, c’est comme le Whisky. Comment ça c’est pour les vieux ? Vous verrez que non.

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Une balade en Normandie ?

Unity of Command 2 est moderne, même si son thème peut vous inciter à le ranger par erreur dans le bac des antiquités, avec Panzer Command. Encore la WW2 ? Oui, car ce conflit long et intense sur les plans militaire et politique reste un théâtre de prédilection pour les simulations. Et les FPS.

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En fait c’est mal fréquenté !

Si le premier volet, sorti en 2011, recréait la guerre sur le front russe, UoC 2 vous propose de commander les troupes alliées sur le front de l’ouest en 1943-44 : Afrique, Italie, Normandie, Ardennes, Hollande, etc au travers d’une trentaine d’opérations. Un éditeur de scénario est intégré et permettra aux plus chevronnés de créer du contenu supplémentaire. Le multijoueur n’est pas disponible, et le Hotseat est la seule option pour affronter un adversaire humain.

La grande vadrouille

L’échelle est bien proportionnée : les affrontements se déroulent sur des espaces de quelques dizaines ou centaines de kilomètres maximum. Une des plus grandes cartes recouvre un polygone Paris-Caen-Dunkerque-Luxembourg.

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L’objectif : Anvers, loin au Nord…

Moderne il a dit. Oui, car en 2019, on a surtout pas l’impression de vivre dans le stéréotype du Wargame. Vue 3D isométrique avec carte pivotable, terrain coloré avec un relief, unités identifiables, zones de déplacement joliment révélées, rapport de force indiqué avant de déclencher la bataille… Le stratège, ou le tacticien, est muni d’outils qui le dégagent des calculs et vérifications diverses. Nous verrons bientôt que le challenge proposé au cerveau reste de taille.

A chaque tour de jeu, on sélectionne une unité, elle peut se déplacer, et/ou combattre, en dépensant des points disponibles.

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La zone orange indique l’autonomie de l’unité sélectionnée.

Pour diversifier les approches, les unités sont dépendantes d’un quartier général, et à condition d’être dans sa zone de commande (ce QG est mobile), elles ont accès à des attaques spéciales ! Et c’est un des points qui garantissent la grande profondeur tactique de ce jeu.

Du frontal ou du subtil

Un exemple ? Je peux déclencher une attaque « simulée », ou une attaque de suppression : je ne vais pas risquer de diminuer le potentiel de mon unité, mais je vais rendre le défenseur moins efficace, en réduisant son approvisionnement ou sa couverture. Prendre le Monte Cassino, où une unité d’élite allemande est fortifiée, ne sera envisageable que si on passe tout d’abord par une série de bombardements, de tirs de suppression et d’attaques aériennes afin de rendre le rapport de forces confortable. C’est plutôt fidèle à la situation historique. Les attaques devront être coordonnées si vous voulez qu’elles aient une chance de réussir. On appelle ça un plan de bataille non ?

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Rome, mais par quel chemin ?

Le brouillard de guerre est présent, ce qui n’était pas le cas dans Unity of Command. C’est bien entendu un renforcement indispensable du jeu stratégique. D’autant plus que l’IA est assez bonne : elle fait sauter les ponts, mène des contre-attaques assez pénibles, et résiste plutôt bien. J’ai même reperdu le contrôle de Paris l’espace d’un ou deux tours : je pensais que les allemands fuyaient, les multiples diffusions de La 7ème Compagnie me l’ont enseigné ! Les lignes de front apparaissent, et derrière, les plaines et les routes semblent vous appeler.

Ne pensez pas que votre rôle va se limiter à « quelle unité j’envoie au mastic pour percer une brèche », ou « qui va être chargé de libérer Reims ? ». C’est que ça mange tous ces petits soldats ! Il leur en faut des cartouches, de l’essence, des plaques de chocolat et des sparadraps !

Deliveroute de la Victoire

Ça tombe bien : vous êtes là. La composante logistique vous est également déléguée. Vous devez veillez à faire évoluer le réseau d’approvisionnement. Sinon, vos unités vont s’affaiblir, entrer en disruption, et même… disparaître si elles n’ont pas reçu leur ravitaillement plusieurs tours d’affilée. Une touche vous permet d’activer la couche visuelle permettant de recenser les zones en déficit de matos : vous pouvez donc éviter d’y faire stationner vos troupes, ou bien améliorer le flux des camions. Et bien entendu, vous pouvez isoler les unités ennemies de leurs sources de ravitaillement pour les affamer un peu, elles auront moins de capacités défensives à vous opposer. La logistique joue un rôle décisif. Il faut le savoir, ne rêvez pas à des percées folles jusqu’au bout de la map.

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Plus le rectangle est blanc, plus la zone est approvisionnée. Malin.

Chaque bataille vous donne un score en fonction des objectifs affichés : 30 points pour atteindre cette rivière, 50 points pour libérer Rome, etc. A noter que ces opérations ont un nombre de tours limités ! Ne traînez pas trop en route…

Un peu comme dans Close Combat TB1, que j’ai présenté le mois dernier, UoC 2 offre la possibilité de vivre une campagne qui débutera en 1943 pour se poursuivre sur tous les théâtres d’opérations cités plus haut. De quoi vivre 2 ans de guerre en Europe au minimum.

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Votre campagne commence en Tunisie.

Des cartes (à jouer) vous seront proposées comme des bonus, par exemple des appuis aériens supplémentaires pour faire pencher la balance de votre côté.

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La Conférence : des cartes pour influer sur vos batailles.

En résumé, Unity of Command 2 est séduisant de par la simplicité de son maniement (vous pouvez déplacer et faire combattre des unités en quelques minutes). Mais il est également très profond sur le plan stratégique, avec ses 4 niveaux de difficulté, sa couche logistique, les manœuvres offertes par le quartier général, l’adversaire IA qui est bon, les batailles nombreuses et différentes. C’est un très bon titre pour les amateurs du genre, et ceux qui souhaitent le découvrir.

(Testé sur une version presse fournie par l’éditeur)

Publié sur Dystopeek.fr

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